Je sens que mon dernier article (lien 1) mérite quelques mises au point. Cela non pas parce que l’argumentation des contradicteurs est pertinente, mais parce que cela suffit de jouer avec l’objectivité et l’honnêteté intellectuelle comme bon nous semble !
1. Le 8 janvier 2013 quelqu’un publie un message sur le mur Facebook de L214 (lien 2) en leur demandant de se positionner contre la zoophilie. Il s’en suit un long débat (dont voici la copie pdf : lien 3) dans lequel L214 intervient deux fois pour dire :
« Nous avons la même position qu’Ingrid Newkirk, présidente de PETA :
« « Peter Singer est un intellectuel, par conséquent il ne raisonne pas en noir et blanc. Il regarde les zones grises entre les deux. »
Ingrid Newkirk souligne qu’aussi bien Singer qu’elle-même condamnent absolument et sans la moindre équivoque toute recherche de plaisir sexuel avec les animaux impliquant la violence, la contrainte ou la peur. » » et
« L214 s’oppose évidemment à toute violence sur les animaux (qu’ils soient humains ou non humains). Le viol est un acte violent par définition.
Nous ne souhaitons pas perdre davantage de temps avec des personnes qui ne cherchent que la polémique. »
Il ne faut pas être expert en communication pour comprendre que condamner « sans la moindre équivoque toute recherche de plaisir sexuel avec les animaux impliquant la violence, la contrainte ou la peur » veut, à l’inverse, dire que la recherche de plaisir sexuel qui n’implique pas la violence, la contrainte ou la peur est acceptable ou tolérable. Osez lire autre chose. Pour voir l’énormité du propos, je vous propose une expérience de pensée : remplacez « animaux » avec « enfants » et dites-moi si la phrase n’est pas inadmissible. Et si elle est inadmissible avec « enfants » elle doit l’être avec « animaux ». Dans ses deux intervention L214 condamne les relations sexuelles avec des animaux seulement s’il y a violence, contrainte ou peur. C’est clair, c’est limpide.
2. Le lundi 19 août 2013 j’écris à L214 et je leur fais comprendre que je connais leurs propos sur la zoophilie. Je leur demande de prendre les choses en main et de dire publiquement qu’ils sont contre car il faut de la clarté. L214 ne daigne pas me répondre, jusqu’à ce que je publie, le 25 août 2013, son nom. Et là je reçois le mail que je vous copie :
« Cristi,
Vos accusations sont délirantes. L214 est bien sur opposé à la zoophilie.
L214 le précise par deux fois dans le fil de discussion Facebook dont vous avez soigneusement sélectionné les copies d’écran.
Prétendez-vous aider les animaux en cherchant à empêcher L214 de travailler? Nous vous demandons de retirer toutes vos publications diffamatoires. Ne nous obligez pas à confier cette affaire à notre avocat, les animaux n’ont absolument pas besoin de cette perte de temps.»
2. Je réponds que la menace du procès c’est de l’intimidation et que cela ne marchera pas, on ne fait pas taire les « rumeurs » en menaçant. Je leur redemande de prendre publiquement et sans ambiguïté position contre la zoophilie (avec ou sans violence). Pas de réponse à mon mail mais depuis ils copient partout la même faible réponse : « L214 s’oppose évidemment à la zoophilie. Nous vous demandons de retirer toutes vos publications diffamatoires. Ne nous obligez pas à confier cette affaire à notre avocat, les animaux n’ont absolument pas besoin de cette perte de temps. Pour L214. » Donc, toujours pas de communiqué public dénonçant la zoophilie (même sans violence).
3. Je remarque que dans leur réponse vouloir se positionner contre la zoophilie ou demander à ce qu’on se positionne sur le sujet « est une perte de temps » dont les animaux n’ont pas besoin. Mais, jeunes gens, la zoophilie concerne les animaux puisque beaucoup sont victimes d’abus sexuels ! Une association aussi connue et aimée que L214 ne peut laisser subsister le doute et ne peut surtout pas faire croire que ce sujet ne concerne pas les animaux. Il faut accepter la critique. Ainsi, tout ce que je demande c’est une prise de position publique contre la zoophilie. Cette prise de position je la demande au nom des droits des animaux car personnellement, je n’ai rien à gagner. Mais j’observe que L214 et tous les gens qui m’insultent ont perdu de vue l’objectif qui est, je le répète, les droits des animaux. A lire certains, on se demande si c’est les animaux qu’ils défendent ou une association. Se positionner contre la zoophilie c’est défendre les animaux. C’est ce que j’attends de L214. L’association ne sortira que grandie de ce positionnement public, mais son service de communication est tellement amateur qu’ils préfèrent menacer au lieu de s’exprimer et faire cesser la polémique. S’exprimer publiquement contre la zoophilie rend service aux animaux. M’insulter parce que je demande cela (enfin, parce que je force, puisque je l’ai déjà demandé sans réponse…) c’est défendre autre chose que les animaux, c’est défendre une structure. Chers gens, là, en ce moment, vous faites comme n’importe quel fanatique qui oublie son but mais qui est prêt à tout pour défendre son parti, sa religion, sa secte etc. Si votre but c’est la défense et les droits des animaux, la seule chose à faire c’est de demander à L214 de s’exprimer publiquement contre la zoophilie avec ou sans violence ! N’oubliez pas la cause pour des querelles provoquées par votre attachement irrationnel à une association. Personne n’est intouchable et sur ce sujet L214 a fauté par son ambiguïté. Soit vous prenez sa défense (au nom de quoi ?) soit vous vous placez du côté des animaux (je parle bien du sujet « zoophilie » et pas d’autre chose).
3. Je reçois plein de messages d’insulte et je me fais supprimer de certains groupes Facebook dont « Végétariens, végétaliens et omnis en conversion ». Non pas que cela me touche personnellement, mais je suis quand même inquiet de l’état de la réflexion de certains et de leur capacité à regarder les choses avec objectivité. J’ai même reçu des insultes zoophiles, c’est pour dire…
Pour combattre le spécisme nous devons être objectifs et non pas réagir avec autant d’émotivité irrationnelle. Il faut analyser les sujets et y réfléchir sans parti pris. Et il faut aussi regarder qui dit quoi, cela pourrait éviter qu’on me traite moi, président d’une des rares associations véganes abolitionnistes de France (ce n’est pas une fierté, c’est un fait) de je ne sais quoi et qu’on me soupçonne de toute sorte de choses. Mon association se bat depuis plus de trois ans contre toutes les discriminations (humaines ou animales) et en particulier le spécisme. Si je trouve qu’il est nécessaire qu’une autre association prenne position contre la zoophilie c’est au nom des animaux que je le fais. Si vous comprenez autre chose, je crois que le problème ne vient plus de moi !
4. Que certains ne profitent pas de leur lecture partisane de mon article pour faire encore une fois la chasse aux anti-fascistes de la cause animale. J’ai parlé en mon nom, je suis assez grand pour l’assumer (contrairement à tous ceux qui m’insultent sans me laisser leur nom) et non pas au nom de l’anti-fascisme végan. L’anti-fascisme, en tout cas, n’est pas une tare, mais une position morale et politique respectable car libératrice.
5. Je suis surpris de l’ampleur de la mauvaise foi de certains. Mais pas tant que ça finalement. Quand certains sont capables d’excuser le racisme de Bardot parce qu’elle défend les bébés phoques, on comprend qu’ils puissent insulter les gens sans même tenter de comprendre de quoi il s’agit. Mais ce de quoi je suis le plus surpris c’est du silence assourdissant de certains qui, généralement, sont en première ligne quand il s’agit de lutter contre toutes les discriminations. Sur ce coup, pas grand-monde pour oser se lever contre L214. Que dis-je « se lever contre » ? Car je m’en fiche de L214, ce que je veux c’est que les animaux soient respectés. Donc, pas grand-monde pour prendre parti pour les animaux si cela implique de critiquer L214. Ça, c’est plus grave. Et c’est aussi la preuve que là-dedans, mon intérêt est quasi nul vu l’absence de soutien que j’ai. Mais je persiste puisque le but c’est les droits des animaux et pas les droits de Cristi Barbulescu ou les droits de L214 !
Ainsi j’aimerais bien que tout le monde voie le vrai problème qui n’est pas mon attaque (elle n’a rien de personnel) mais l’ambiguïté inacceptable de L214 sur un sujet très important et qui concerne les animaux !
6. Pour finir, je le redis, je demande une nouvelle fois à L214 de prendre publiquement et clairement parti contre la zoophilie (fusse-t-elle violente ou pas) sous toutes ses formes possibles et imaginables. Si ce n’est pas fait, je ne fais aucun correctif à ma prise de position. Je laisse, malgré tout, vos commentaires sous mes publications comme des sortes de « droit de réponse ». Mais ils ne sont pas suffisants. Rien ne vaut une mise au point publique. Si cela ne vous va pas et que vous souhaitez rentrer dans des poursuites judiciaires parce que j’ai osé pointer votre incohérence et votre ambiguïté et, qu’au lieu de payer pour combattre le spécisme vous utilisez l’argent de vos militants pour combattre une personne végane antispéciste, on se voit au tribunal les amis. Je pense qu’on pourra bien s’amuser.
Merci à tous ceux qui soutiennent ma démarche et qui ont compris que l’intérêt des animaux doit être au dessus des intérêts personnels ou associatifs.
L214 vous a affirmé plusieurs fois être « tout à fait contre la zoophilie », et pourtant vous vous obstinez à vouloir leur arracher par la force une « position », vous restez obstiné et invoquez des risques que L214 ferait courir selon vous aux animaux – en termes d’image pour le mouvement.
Vous affirmez que c’est précisément ce danger qui vous motive, or les seules sources où il est question d’une soi-disant ambiguité sont … vos propres publications, que vous vous acharner à diffuser et que les moteurs de recherche enregistrent aveuglément. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du tort que vous faites aux animaux, en répandant ces rumeurs et en créant vous-même la catastrophe qui vous permettra de dire « je l’avais bien dit » …
Et ne me répondez pas que « c’est leur faute », car quand bien même ce serait vrai, votre responsabilité reste entière et incomparablement plus lourde de conséquences. Pensez-y et effacez tout ça ! Ou vous voulez « avoir raison » à n’importe quel prix ?
Et pourquoi tu joues les redresseurs de tords ? tu estimes que c’est ton rôle ? Que ton « intelligence » doit aider les plus « bêtes » ?
J’imagine puisque tu fais ça publiquement.
Tu divises des militants de la PA, alors que nous sommes tous unis pour de nobles causes qui n’en voient pas la fin… Pourquoi ?
On aurait abolit l’esclavage ds les cirques et zoo, le gavage et la corrida, l’élevage industriel et la sur-pêche, je comprendrais… mais là …
Je pense que le travail actuel est le PLUS important. On doit tous se mobiliser la-dessus pour l’instant.Toi tu vises un détail et oui je pèse mon mot.
A te lire
Tout ce binze revient périodiquement. Au début je cherchais à débattre, maintenant je sais que ce n’est pas la peine; les gens qui sont là pour s’indigner, pour insulter, pour lyncher ne se laissent pas détourner par des arguments.
Estiva Reus a déjà dit, dans un article des Cahiers antispécistes datant de dix ans, à peu près tout ce que je pourrais vouloir dire ici:
Estiva Reus, «Lyncher pour ne pas être lynché?»,
http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article202
Je suggère à toute personne, avant de se mettre à hurler avec les loups, de le lire.
David
Quelqu’un s’est déjà donné la peine de poster le lien hier, ainsi qu’un petit commentaire en plus pour expliquer la chose… ça n’a servi de rien puisque ces gens ne rebondissent absolument pas dessus. Comme vous dites, ce n’est pas la peine, ils-elles ne sont là que pour s’indigner, lyncher, calomnier, etc
Après les prostituées « consentantes » pour être les esclaves sexuelles des hommes, voici les animaux nonhumains « consentants » pour être les esclaves sexuels de certains humains qui en profitent pour tirer leur coup. Bravo ! Et je ne parle même pas des verrous qu’une telle pensée détestable peut faire sauter au sein de la population influençable.
« Pour éviter d’infliger de la souffrance aux animaux − nous devons drastiquement diminuer notre consommation de produits d’origine animale. Mais est-ce que cela signifie un monde végan? Ce serait une solution, mais pas nécessairement la seule. Si c’est l’imposition de souffrance qui nous préoccupe, plutôt que la mort, alors je peux aussi imaginer un monde dans lequel les gens mangent principalement des végétaux, mais s’offrent occasionnellement le luxe de manger des œufs provenant de poules « en liberté », ou même possiblement la viande d’animaux qui ont vécu de bonnes vies dans des conditions naturelles pour leur espèce, et sont ensuite tués humainement sur la ferme. (Peter Singer, The Vegan, Automne 2006) »
lol mais vous débarquez complètement, vous venez d’apprendre les positions de Peter Singer à peine maintenant? Vous êtes en retard! Quel rapport avec L214 tout cela?
Je les connais depuis longtemps, les positions spécistes de Singer… Je les mets ici précisément pour les dénoncer et dessiller les naïfs qui lui sont inféodés ainsi qu’à L214, asso néowelfariste rendue à la pensée singerienne.
Haha L214 maintenant sont singériens? Le monde ne fonctionne peut-être pas de la façon que vous aimeriez… et si Hitler il dit qu’il fait beau dehors (et que vous regardez par la fenêtre et vous constatez qu’il fait vraiment beau) vous allez surtout dire qu’il fait très moche! Pour ne pas être d’accord avec lui…
C’est bon de le rappeler ! Singer est un passage presque obligatoire quand on commence à s’intéresser au véganisme. Mais c’est seulement un passage. De même que toutes les associations qui lui embrassent les pieds. Un jour il faudra bien parler des choses sérieuses et du vrai sujet.
Heureusement que vous êtes là pour nous montrer la voie!
Bonjour Cristi,
Hier, vous avez fait un bide. Aujourd’hui, vous vous enfoncez plus. Faut comprendre que le moment est arrivé d’arrêter… vous vous faites du tord à vous même.
Merci, c’est gentil de s’intéresser à moi. Essayez de vous intéressez aux animaux qui pourraient être victimes des positions ambiguës de certains
Bonjour, de quel droit vous vous permettez d’insinuer que je ne m’intéresse pas aux animaux? Vous me connaissez pas il me semble, alors vous pouvez la fermer, merci. Concernant votre croisade contre L214, essayez peut-être de comprendre que L214 ne va peut-être pas changer sa position pour satisfaire vos caprices. Alors, si malgré les explications que plusieurs personnes ont essayé de vous transmettre, et que vous ne semblez pas être intellectuellement capable de comprendre, vous estimez que L214 font TOUT DE MÊME la promotion de la zoophilie (ce n’est que votre délire), mon conseil est: arrêtez d’attirer l’attention à ce sujet, car c’est VOUS qui leur faites de la pub.
Ok, merci champion mais je la fermerai quand je l’aurai décidé, c’est clair ? Et il me semble que toi non plus tu ne me connais pas trop pour dire tout ça de moi. Tu sais que je peux refuser tes commentaires partisans, non ? Mais tu as de la chance, je n’aime pas les logiques de parti. Si leur réponse te va, ce n’est pas mon cas. Tu me le permets quand même ?
Ce que je connais de vous, c’est ce que je lis de vous. Leur réponse ne vous va pas, parce que vous n’êtes pas assez futé pour la comprendre! Pourtant, d’autres personnes indépendantes, ne parlant pas au nom d’L214, ont aussi perdu leur temps à vous expliquer les choses, mais vous ne tenez pas compte non plus de cela! Vous pêtez plus haut que votre cul, vous êtes arrogant et donneur de leçons, sous prétexte de vouloir servir « les animaux » (oh! quand on parle à leur nom, on se croit tout permis!) alors que vous cherchez juste à foutre la MERDE! Vous êtes un fouteur de merde! Vous vous rendez bien compte que vous les calomniez et vous apellez au boycott financier, mais pour qui vous vous prennez? Pas pour de la merde, ça on l’aura compris.
Parler de positions ambiguës quand on parle de zoophilie, j’applaudis l’ironie!
Christi, je suis complètement d’accord avec vous… Même si L214 finit par se positionner comme vous le demandez, cela sera « forcé »… Je suis adhérente à « Mouvement vegan » et renouvellerai et le resterai, par contre, j’arrête mes contributions financières à « L214 », tant pis…
Merci Eliane, ça me touche ! Je n’ai toujours pas fait les nouvelles cartes d’adhérent, mais ça viendra 🙂
J’ y pensais (à la carte d’adhérent) mais je n’ai pas osé en parler ! En fait, ce n’est pas le plus important !
Ah oui gros malin parce que lutter contre la zoophilie c’est défendre mes intérêts personnel. Tu me diras où tu as acheté tes livres de logique, d’accord ? Sur le site de L214 ?
C’est de mieux en mieux toi. Moi j’arrête là car t’insulter sur internet, tu vois, je ne trouve pas ça très courageux et instructif.
Ah bon alors pourquoi vous insultez L214? 🙂
Merci Thierry 🙂
Je voulais dire : Terry
Merci Cristi, ça ne peut être plus clair 🙂
Maintenant la mauvaise fois étant monnaie courante dans le milieu, j’attends impatiemment leurs réactions, même si je ne me fais pas/plus d’illusions……
Bref, pour les animaux, j’espère que L214 va enfin se positionner aussi clairement que tu l’as fait.
Amitiés & avec tout mon soutien…
Mél
Merci Mélanie 😉
Monsieur, avez-vous compris que faire un démenti public revient à accorder du crédit à vos accusations, et donc participer à répandre votre rumeur diffamante, et donc à réduire à néant tous les efforts de L214 ?
Demandez-vous le même démenti public à l’ensemble des associations de protection animale ?
Connaissez-vous leur avis sur la réflexion de Peter Singer sur le sujet, pour chacune de ces associations ? Etes-vous certain qu’aucune d’entre elles n’a la même position que Peta ? Etes-vous certain qu’aucun membre de Mouvement Vegan n’a la même position ?
Avez-vous lu l’article des Cahiers Antispécistes en entier ? Avez-vous été capable de le comprendre ?
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Pour revenir sur la réflexion de Peter Singer qui vous échappe, la différence entre les cas d’un enfant et celui d’un animal non humain qui auraient un rapport sexuel consenti et surtout VOULU par l’animal, avec un adulte humain, hors de TOUTE contrainte et incitation par l’adulte humain, c’est qu’un enfant humain en sortira traumatisé pour la vie du fait de la complexité psychologique et sociologique liée à la sexualité. Je rappelle qu’il s’agit d’une situation TRES PARTICULIERE qui ne correspond pas à l’immense majorité des cas.
Exemple de cas TRES PARTICULIER : Un chien en chaleur qui se frotte sur la jambe d’un humain, si l’humain le laisse faire, et surtout s’il y prend plaisir sans intervenir (sans toucher le chien), c’est de la zoophilie. Le chien n’en sortira pourtant jamais traumatisé en aucune manière : Un chien n’éprouve jamais de honte, de culpabilité, après un acte sexuel voulu par lui, où il aurait pris du plaisir. La vue d’un sexe humain adulte n’est pas non plus pour lui un traumatisme psychologique.
La maladie mentale n’est pas intrinsèquement non-éthique.
Bien sûr, s’il s’avère que le chien en ressort psychologiquement traumatisé d’une manière ou d’une autre, alors effectivement, la réflexion est à revoir.
Il s’agit d’une réflexion théorique, présentée par Peter Singer pour souligner le caractère de répulsion viscérale, de tabou irrationnel (qui est parfaitement démontré par votre réaction), qui dépasse largement la question éthique, en s’appuyant justement sur les cas particuliers (comme le fait l’antispécisme pour montrer l’incohérence du spécisme). Pas besoin d’y voir un appel à plus de tolérance quant à la zoophilie, ça n’est évidemment pas le cas, ça n’est absolument pas le sujet de la réflexion. Et pas besoin d’être très intelligent pour comprendre tout ça.
Votre obsession sur le sujet, sachant que la réflexion est pourtant clairement énoncée, fait vraiment peur.
Posez-vous des questions sur vous-même, la psychanalyse ne serait pas superflue.
Non, faire un démenti public c’est justement clarifier et faire taire les « rumeurs ». Quand L214 se position contre les œufs en cage cela veut-il dire qu’elle a quelque chose à se reprocher sur le sujet ? Pourquoi pas sur la zoophilie qui est un sujet très grave et très important car elle concernerait entre 5 et 10 % de la population humaine ?
J’ai très bien compris Singer et je le trouve médiocre. J’ai quand même le droit, non ?
Quant à votre analyse psychologique, ne détournez pas le sujet.
Il est grand temps de déconstruire Singer et certains pans libertaro-fascistes de sa pensée. Le soi-disant « père des droits des animaux » fait preuve d’un spécisme coupable qu’il importe de dénoncer quand il défend par exemple la zoophilie (« Heavy Petting », http://www.utilitarianism.net/singer/by/2001—-.htm) ou le droit de manger de temps en temps des produits d’origine animale pour peu qu’ils proviennent d’animaux élevés et abattus « humainement ». Vous avez, Cristi, tout mon soutien sur cette question.
Merci, ça me touche ;-).
Mais Cristi, précisément, ces cas particuliers vous dégoutent ? Pourquoi L214 ne devrait pas être totalement d’accord avec Singer ?
C’est vrai que votre explication ce jour est clair, cependant, pourriez vous être plus précis sur ce que vous pensez de cet échange homme-animal consentants ? Là-dessus nous ne sommes pas obligés d’être d’accord pour aimer, sauver, préserver les animaux, non ?
Mais svp ne me dites pas que nous ne pouvons pas savoir si l’animal est consentant, bien sûr que nous le pouvons. Si ds un cas, il peut y avoir un doute alors c’est hors débat.
J’ai la même éducation que beaucoup, pour moi c’est « sale », je ne pourrais jamais le faire, mais ce n’est pas ce qui me pousse à condamner cette pratique.
Je suis peut être ds le faux, je ne connais pas toutes les conséquences, mais vous pourriez m’éclairer.
Avant de vous donner mon point de vue, je vous pose juste une question : supposons que l’on accepte la zoophilie sans violence. Comment faire pour l’encadrer (légalement, d’abord et après, pratiquement) ?
Rumeurs que vous alimentez… et dont vous êtes pratiquement à l’origine… quand même bien ça serait vrai que L214 était pro-zoophilie, alors rendez un service aux animaux que vous estimez tant défendre: ne faites pas de la pub à L214 et sa soit disante zoophilie, en criant au scandale! Puisque si ce n’était pas à cause de vous, personne d’autre en parlerait!
Cristi: «supposons que l’on accepte la zoophilie sans violence. Comment faire pour l’encadrer (légalement, d’abord et après, pratiquement)»
On peut très bien trouver qu’une pratique est moralement acceptable, sans pour autant estimer qu’elle doit être légale. Par exemple, il y a des lois qui interdisent à un restaurateur de détenir des denrées alimentaires avariées. La raison, je crois, est que s’il en détient, on peut le soupçonner de vouloir les utiliser pour préparer ses plats. Il est cependant clair qu’il n’y a rien de moralement répréhensible au fait de détenir, par exemple, du tofu passé de date, si on n’a pas l’intention de le servir aux clients. Ce n’est donc pas parce que la possession de dentrées avariées est immorale en soi, mais parce qu’elle est difficile à encadrer, qu’elle est interdite.
De même, estimer que la zoophilie est moralement acceptable en soi dans certains cas n’implique pas qu’on pense qu’elle doit être légale. Pour le savoir, il faudrait examiner la question sous un angle concret, et ça impliquerait du temps. Je n’ai a priori pas d’opinion sur la conclusion à laquelle on aboutirait.
J’ai une opinion très arrêtée, par contre, sur le fait que ce temps, je n’ai pas envie de le passer, et que toute cette histoire implique une perte de temps incroyable et totalement injustifiée pour les militants animalistes. Dans une société où, rien qu’en France par exemple, trois millions d’animaux sont abattus chaque jour dans les abattoirs, et des dizaines de millions de poissons sont tués lentement et sans aucune anesthésie sur les bateaux de pêche, se mettre à parler de zoophilie et du problème pratique qu’il y aurait à l’encadrer est proprement hallucinant, de la part de gens qui se prétendent militants pour les animaux.
Une remarque pour illustrer ce fait. Si on veut interdire par exemple aux employés d’abattoir ou autres de s’amuser à pénétrer les poules par le cloaque, en les éclatant, il n’y a pas besoin de lois sur la zoophilie. Les lois habituelles contre les sévices sur animaux devraient suffire. Ce qui est difficile à encadrer, dans l’état actuel de la société, ce n’est pas la zoophilie-qui-fait-mal-aux-animaux, c’est le fait même de faire mal aux animaux. La zoophilie n’a rien de spécifique sous ce rapport, et venir faire un scandale à propos de la zoophilie c’est tenir à faire perdre du temps aux militants et à les divisier à bon compte.
David Olivier s’est mieux exprimer que moi. Il n’y a pas lieu de légaliser ou encadrer une telle pratique dans telles ou telles conditions. On ne parvient déjà pas à donner à l’animal un statut digne de lui…
Peux-tu à présent me fournir des réponses ?