Réponse d’Animaveg à mon article posté ici : https://mouvementvegane.wordpress.com/2013/03/25/chers-militants-cessez-lincoherence-et-lopportunisme/ ? Jugez par vous-mêmes. De plus, les commentaires ont été effacés. Mais bon, merci à ceux qui ont inventé les captures d’écran. Ce n’est quand même pas joli. (Appuyez pour agrandir)
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Chers militants, cessez l’incohérence et l’opportunisme
Oui, Marine Le Pen défend les animaux. Mais seulement ceux à fusil.
Cessons une fois pour toutes les collusions de l’extrême-droite et de la cause animale. Les militants et surtout les associations qui acceptent la collaboration avec cet extrémisme doivent prendre leurs responsabilités. Un peu de courage bon sang. Vous n’avez pas le droit, pour vous faire de la publicité, de vous unir à toutes les idéologies nauséabondes. Un peu de dignité bon sang. Vous n’avez pas le droit, pour vous faire de la publicité, d’accepter la haine des humains. Prenez position clairement et fermement contre l’infiltration de la cause animale par n’importe quel mouvement discriminatoire. L’union fait la force mais pas sans qu’elle soit basée sur la cohérence.
J’appelle L214, Droits des animaux, la SPA, Animavie, AVF, CAV, CRAC, IC, One voice, Sea sheperd, Vegan.fr, Alarm, Cleda et toutes les autres associations à prendre position.
Il y en a marre ! De plus, l’extrême droite monte dans tous les pays de l’Union. Vous voulez quoi ? Participer par votre irresponsabilité, par votre lâcheté, par votre opportunisme aux prochains génocides humains ?
Tueur d’animaux, destructeur de l’environnement et tueur d’humains, les autres casquettes du chasseur.
Ce que révèle l’affaire de la chair morte de cheval
L’affaire de la chair morte de cheval (plus couramment appelée par l’euphémisme « viande » de cheval) révèle, certes, le caractère mafieux et profondément manipulateur de l’industrie exploitant les animaux. Mais cela n’est pas étonnant. En effet, qui pourrait imaginer qu’une industrie qui torture et tue des milliards d’êtres sentients (doués de sensations psychologiques et physiologiques) pour des banales raisons pécuniaires, détruit l’environnement, détruit la santé des citoyens et plombe les finances publiques serait autre chose qu’un vaste réseaux de crime organisé ? Personne sauf ceux qui aiment se laisser manipuler. Une industrie esclavagiste et criminelle est capable par définition de tout. Mentir sur l’origine de la chair morte de cheval n’est qu’un détail comparé au reste.
Non, ce que révèle vraiment cette affaire c’est le spécisme (faire une hiérarchie de valeur entre les espèces animales) fondamental de tout un pays, de toute une civilisation. « Manger du cadavre de cheval ? Oh non, quelle horreur ! ». « Manger du cadavre de vache ? Bah oui, c’est trop bon la vache ! » (enfin, son cadavre découpé en morceaux et joliment emballé). Si la chair de cheval a choqué la sensibilité sélective des citoyens ce n’est pas parce qu’elle serait dégoûtante en elle-même mais seulement parce que les citoyens sont plus attachés aux chevaux qu’aux vaches. Car, d’un point de vue objectif, tout le monde en convient, un cheval ou une vache sont égaux face à la souffrance et à la mort. Nous nous sommes indignés, encore une fois, non pas pour le mal fait en notre nom mais parce que nous avons été trompés et parce que nos sentiments ont été ébranlés. Rien à faire des chevaux, au fond. Comme des vaches d’ailleurs.
En quoi, d’un point de vue objectif (c’est à dire privé d’intérêts et sentiments personnels) une vache a-t-elle moins de valeur inhérente qu’un cheval ? N’a-t-elle pas mal aussi ? N’a-t-elle pas une conscience aussi ? N’a-t-elle pas des bébés pour la pleurer ? Les vaches sont des animaux sentients, tout comme les chevaux. Elles ne veulent pas être exploitées et tuées et nos habitudes culturelles leurs sont indifférentes. Ce qu’elles savent c’est si on leur fait du mal ou pas et non la charge symbolique qu’elles et les chevaux représentent pour nous qui ne regardons pas plus loin que le bout de notre nez.
Ce qui est choquant ce ne sont pas les mensonges d’une industrie dont la manipulation est la nature même. Ce qui est choquant c’est cette facilité avec laquelle presque tous les citoyens acceptent comme « normal » le fait d’exploiter et tuer les vaches. On observe ainsi les ravages de la propagande spéciste à cause de laquelle cet aveuglement discriminatoire (vache oui, cheval non !) est passé presque inaperçu.
Les vaches veulent vivre, tout autant que les chevaux. Ni plus, ni moins. Et tous ces animaux en ont le droit. Notre devoir n’est pas de les discriminer mais de les protéger de ceux qui les massacrent. Ou du moins de ne pas financer ces derniers.

