Tout le monde est d’accord qu’il ne faut pas causer du mal gratuitement. Les humains peuvent bien vivre sans exploiter les animaux, cette exploitation n’étant pas une nécessité. Ainsi, les humains, puisqu’ils exploitent malgré tout les animaux causent à ces derniers un mal gratuit. Et cela contredit fondamentalement le principe du début. Alors, de deux choses l’une : soit on révise ce principe et on affirme que causer du mal, même sans nécessité, n’est pas une mauvaise chose soit on arrête, pour être cohérent, toute exploitation des animaux. Il faut choisir car on ne peut affirmer une chose et faire son contraire.
Archives de Catégorie: Pensées éparses
Le véganisme, c’est quoi et pourquoi ?
Vous ne comprenez pas qu’on puisse faire danser un taureau dans une arène et lui enfoncer des broches dans le corps juste pour le plaisir du spectacle ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on ait pu sacrifier un être juste pour s’habiller alors qu’il existe d’autres moyens ? (Et puis, le cuir c’est pareil que la fourrure. On peut faire de beaux canapés sans la peau d’un être sensible. Quant aux chaussures et blousons, il y a d’autres moyens également !) Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on puisse faire passer un animal de la jungle dans un cercle de feu, le faire vivre dans une toute petite cage, le battre pour qu’il soit meilleur uniquement pour le spectacle d’un cirque ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas, voire vous êtes choqué de savoir qu’avant d’arriver au magasin, votre crème corporelle a été testée sur un chat écorché vif qui ne verra jamais la lumière du jour car toute sa vie il servira à tester des produits (alors qu’on peut faire des produits naturels et non nocifs pour tout le monde) ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas le plaisir que peuvent prendre les chasseurs à arracher la vie d’un animal d’un coup de plomb ? Vous comprenez encore moins quand un chasseur vous parle de « gérer les populations » quand on sait que certains animaux sont élevés uniquement pour la chasse ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on puisse abandonner un chaton non sevré dans la rue sous prétexte qu’on déménage ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on donne des farines animales à une vache qui est herbivore, encore moins si on lui donne de la farine de vache ce qui la rend cannibale et provoque la maladie de la vache folle dans le seul but de lui faire produire plus de lait ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on laisse agoniser les animaux quand on leur donne la mort ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on puisse élever des poules entassées les unes sur les autres, qu’on leur coupe les ailes et le bec, qu’elles aient les pattes dans un état lamentable tout ça pour qu’on mange ce qui aurait pu être leur bébé ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on puisse broyer des poussins vivants uniquement parce que les mâles ne pondent pas ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’il puisse y avoir autant de souffrance pour un plaisir qui va durer 3 minutes en bouches qui s’appelle foie gras ? (Et qu’en plus, on laisse mourir 50 % d’animaux impropres à la consommation.) Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas que dans les élevages de cochons, ils soient entassés les uns sur les autres ce qui les rend hargneux et que du coup, on leur lime les dents (sans anesthésie), on leur coupe la queue (sans anesthésie) et on les castre pour qu’il n’y ait pas de risque d’odeur (toujours sans anesthésie) ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Vous ne comprenez pas qu’on puisse manger un être qui soit fait de chair et de sang comme nous, qui éprouve la douleur et la peur, comme nous ? Les végans non plus ne comprennent pas.
Les végans, ce sont tout simplement des gens qui ont étendu la défense animale à tous les domaines. Parce que la vie d’un chien n’est pas plus importante que celle d’un poulet, celle d’un cochon d’inde pas plus importante que celle d’un serpent, que celle d’un homme pas plus importante que celle d’un ours ; les végans souhaitent abolir l’esclavage animal.
« La nature a créé des différences, l’Homme en a fait des inégalités ». Vous étiez d’accord avec certaines affirmations plus haut et d’autres vous ont paru absurdes. Pourtant, elles suivent toutes la même logique : celle du respect de la vie d’un animal.
Journaliste, on est mal
L’article original, que j’ai légèrement modifié se trouve ici : Animal, on est mal.
Surfant sur la vague de l’acquisition de la presse par quelques groupes industriels, une nouvelle tribu émerge : les adeptes du 100% ridicule
Nulle trace dans leurs articles, ni de journalisme, ni de profondeur, ni de professionnalisme, ni de déontologie. « Les industriels sont nos amis et on ne nuit pas à ses amis » enseignent-ils à leur progéniture. Eux ce sont les journaleux – à prononcer « personnes égarées dans le journalisme » -, comprenez journalistes version molle. Une communauté avec beaucoup de magazines qui se vendent bien surtout pour leurs nombreuses publicités qui représentent souvent le quart du nombre total de pages. Aucune étude ne permet de les dénombrer avec certitude, trop nombreux d’après certaines sources non-officielles.
Trop nombreux, mais peu convaincus et peu engagés. Par contre, ils sont très visibles. Parmi eux beaucoup de jeunes femmes apolitiques et non-initiées au monde intellectuel.
Les journaleux ont généralement un QI chacun (oui, je vous assure ! ) mais il arrive aussi que plusieurs s’en partagent un seul
Car les « commerciaux du journalisme » comme leurs détracteurs se plaisent à les nommer, se rêvent d’une humanité 100% béate et crédule. Ils attendent, avec délectation le jour où les lecteurs se trouveront en pénurie d’alternatives. Ambitieux. Ils ont le privilège de faire partie des pionniers.
Et pourtant leur nombre est largement supérieur à la moyenne.
Autant dire que dans des magazines publicitaires, les journaleux se sentent chez eux. Entre journaleux, le courant passe immédiatement. « Le jour où on ne fera plus souffrir l’intelligence des lecteurs, on ne fera plus souffrir les hommes » affirme l’un d’entre eux.
Un endroit de rencontres entre journaleux
D’autres sujets sont pourtant bien plus joyeux. La vie amoureuse des journaleux au menu du jour. Trouver un partenaire qui partage le même goût pour le travail amateur et les enquêtes bâclées, la ridiculisation des concepts et la malhonnêteté intellectuelle est à la portée de tous. « Je ne me voyais pas faire ma vie avec un journaliste de Politis ou pire, du Monde diplomatique» reconnaît une journaleuse, intransigeante. Du coup, ses possibilités de choix s’élargissent considérablement. Le gouvernement leur ouvre le champ des possibles avec les IEP (Instituts d’études publicitaires). Cette femme y est depuis 2006. Elle est toujours journaleuse.
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Oui, aussi étrange que cela puisse paraître, on fait beaucoup d’années d’études pour écrire des choses aussi ridicules. A quoi ça sert d’étudier tant ? A faire taire en nous des sentiments comme le devoir, la déontologie, l’honnêteté intellectuelle, le professionnalisme. Pour certains, cela réussit plutôt bien. Ah, puis il y a une autre raison à la longueur des études : apprendre aux étudiants à être concis. Regardez, mademoiselle Floriane Salgues réussit très bien ce travail : elle a pu condenser en une phrase, « les fous de tofu », le plus grand enjeu moral et philosophique du XXIème siècle, voire de toujours. Les conservateurs exultent. Je dois quand même avouer qu’il est une chose en rapport avec cette journaliste qui, malgré tout, me fait garder espoir : vu le niveau où elle est, elle ne peut que progresser.