La zoophilie est incompatible avec le véganisme et avec le respect des animaux

Une « grande » association française pour la défense des animaux a dernièrement tenu des propos ambigus sur la zoophilie (en laissant entendre que s’il n’y avait pas de violence, il n’y aurait pas de problème). Je donne à qui le veut la preuve, mais pour l’instant je ne le fais pas publiquement, car on va encore me dire que je tire sur l’ambulance, et je suis un peu sensible en ce moment… Enfin.

Qu’est-ce que la zoophilie ? C’est la relation sexuelle avec un animal. Comment et dans quelles conditions pourrait-elle avoir lieu ? Comment pourrions-nous nous assurer du consentement éclairé de l’animal (des animaux) en question ? Et, dans le cas contraire, comment l’animal (les animaux) en question pourraient-ils déposer plainte ? Cette association, qui relaie le welfariste (on peut tuer les animaux mais gentiment) Peter Singer me semble considérer que la zoophilie est acceptable à partir du moment où les animaux non-humains sont les égaux des animaux-humains. S’il suffisait de cela, on pourrait aussi autoriser la pédophilie car les enfants humains sont égaux en droits fondamentaux aux adultes humains. Sauf que, et c’est ce qui compte, les enfants humains n’ont pas le discernement nécessaire pour faire ce genre de choix. On part du principe que les animaux non-humains non plus, puisqu’on ne pourra pas en avoir la certitude qu’ils l’aient. Tout humain qui a une relation sexuelle avec un animal abuse de cet animal et rien ne peut prouver le contraire.

Les conditions : pour avoir une relation sexuelle avec un animal, il faut que l’animal soit « à disposition » car il n’y a pas de lieux de rencontre zoophiles. L’animal est donc, en principe, la propriété de l’humain en question. Normalement, ceux qui défendent les animaux s’opposent à ce que ceux-ci soient des propriétés ou à ce qu’ils soient à la disposition des humains. Si les animaux ne sont plus nos propriétés, comment les rencontrerons-nous pour avoir des relations sexuelles avec ? Et quand nous les rencontrerons, quelle preuve aura la justice que l’acte n’a pas été forcé ? Si les animaux sont libres, une rencontre fortuite entre un animal-humain et un animal non-humain pourra donner lieu à une relation sexuelle. Pour prouver que cet animal n’a pas subi un viol, que fera la justice ? Elle traquera tous les animaux libres et les inspectera ? Vous voyez, cela est donc ridicule. Nous ne pourrons avoir aucune assurance que les animaux non-humains veuillent avoir des relations sexuelles avec nous et que cela leur fait du bien. Par conséquent, autoriser cela c’est les exposer à toute sortes d’abus. L’association et l’auteur qui semblent prendre position en faveur de la zoophilie (ou du moins ne condamner que la zoophilie violente) ne sont pas, dans ce cas, en train de défendre les animaux non-humains mais de préparer un stock de victimes sexuelles aux humains zoophiles.

Je prie cette association de refuser publiquement que le viol et les abus zoophiles soient considérés comme une relation sexuelle entre adultes consentants.

Au Mouvement végan et à Leur vie ne nous appartient pas nous nous opposons fermement à toute forme de zoophilie et d’utilisation des animaux non-humains.

Ce n’est pas une menace, j’ai passé l’âge, mais une promesse : sans parti pris clair et sans ambiguïté contre la zoophilie (fût-elle « douce ») de la part de cette association je lancerai une pétition publique avec preuve à l’appui pour la forcer à revenir sur ses propos irresponsables et profondément spécistes.

A bientôt

Zoophilie ? oh non ! Zoophagie ? oh oui !

Zoophilie : amour excessif des animaux qui porte souvent à avoir des relations sexuelles avec ceux-ci.

Zoophagie : régime alimentaire basé sur la consommation d’animaux.

Notre société punit (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418952&cidTexte=LEGITEXT000006070719) les relations sexuelles avec un animal car elle part du principe que celui-ci n’est pas consentant. Le viol qu’il subirait ainsi lui serait nuisible et le législateur veut l’en protéger. Et le législateur a raison car nous ne pouvons en aucun cas nous assurer du consentement de l’animal en question.

Notre société, par contre, ne punit pas la zoophagie qui consiste à enfermer, exploiter et tuer des animaux pour manger leur cadavre. Ainsi, pour le législateur il est plus grave de violer un animal que de le tuer. « Tuez les animaux mais de grâce ne les violez pas ! » semble nous dire la loi. Et, en écho à la loi, beaucoup de nos concitoyens se sentent absolument choqués par le viol d’un animal mais nullement choqués par le meurtre de celui-ci. Or, dans les deux cas, l’animal en question est une victime. Mais, diront les zoophages, nous c’est pour manger, on a besoin de manger. Certes, mais le violeur aussi a besoin de relations sexuelles, c’est son droit. Le fait est que et les uns et les autres peuvent vivre autrement et peuvent s’empêcher de nuire aux animaux.

Dans les affaires humaines, on trouve plus grave de tuer quelqu’un que de le violer. Pourquoi est-ce différent quant aux autres animaux ? Leur vie n’a-t-elle aucune valeur ? Pourquoi quelqu’un qui fait tuer des millions d’animaux par an n’encourt-il aucune peine alors que quelqu’un qui viole un seul risque de se retrouver en prison ? Mieux : pourquoi un esclavagiste (lisez éleveur) qui viole le mouton avant de le tuer et le manger n’est-il inquiété que pour le viol mais nullement pour le meurtre ? Il faudra arrêter l’hypocrisie : il est grave de violer un animal. Il est au moins tout aussi grave de le tuer gratuitement (sauf légitime défense). Que le législateur fasse son travail jusqu’au bout !

En Inde, les dauphins reconnus comme des personnes non-humaines

Quelle grande nouvelle !

http://www.blog-les-dauphins.com/dauphins-reconnus-comme-personnes-non-humaines-inde/

100.000 œufs cassés en signe de protestation

100.000 œufs cassés en signe de protestation : http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130808.OBS2574/100-000-oeufs-casses-par-des-producteurs-en-bretagne.html

Premier problème : déjà, il faut mettre les choses au clair. Ces gens ne sont pas les « producteurs » des œufs, non, eux, ils ne sont que les enleveurs, les preneurs, pour ne pas dire les racketteurs. Car ce n’est pas de leur admirable corps bipède que ces œufs sortent, n’est-ce pas ? Ils sortent du corps des poules, les véritables « productrices » de ces œufs dont elles n’ont pas le droit d’avoir la propriété car d’autres êtres, les humains, sont sur le coup. Donc n’inversons pas les rôles et appelons les choses par leur nom.

Deuxième problème : c’est bien de se plaindre d’avoir des difficultés financières, mais quelque chose me dit que la vie des enleveurs est somme toute plus facile que celle des productrices qu’ils exploitent. Ils veulent plus d’argent car leur entreprise esclavagiste ne leur en apporte pas assez. Je ne sais pas pourquoi mais je ne veux pas les plaindre. Je veux simplement qu’ils fassent un travail juste.

Troisième problème : ok, on est enleveurs esclavagistes mais pauvres, c’est quand même triste pour nous. Mais nous ne sommes pas si pauvres pour ne pas gaspiller des centaines de milliers d’œufs ni si solidaires pour les donner à ceux qui mangent encore les ovules (lisez les œufs) des poules. Pauvres mais pas fous !