L’amour d’un animal

Je prendrai comme exemple le chien parce qu’il est peut-être l’animal que nous connaissons le mieux mais cette petite analyse peut s’appliquer à tous les animaux…

Nous sommes tous d’accord qu’un grand amour est un amour capable de dépasser toutes les frontières, qu’elles soient ethniques, sexuelles, sociales, intellectuelles, culturelles, esthétiques. Il est capable non seulement de les dépasser mais de les rendre caduques, insignifiantes. Un grand amour est un amour capable de voir au fond de l’être, au delà de toutes les apparences, au delà de la superficialité quotidienne, au delà des intérêts personnels… C’est ce genre d’amour qui révèle l’être, qui le découvre, à lui et aux autres. Cet amour forme et crée, encourage à exister, dans le vrai sens du terme. Toute personne qui se sentira aimée pour ce qu’elle a au fond d’elle, sera profondément heureuse et fière, d’une fierté modeste. Plus, le rêve de chacun de nous c’est qu’on soit aimés de cette façon là, au delà de notre apparence changeante et si fragile… Cet amour qui a trait à notre être profond et essentiel est l’amour indispensable que chacun devrait pouvoir vivre au moins une fois dans sa vie.

Aimés de cette façon, nous ne nous sentirons jamais ridicules de faire une blague basique, de nous montrer faibles, de découvrir nos défauts, de nous laisser aller, d’être nous-mêmes, sans peur, sans carapace, sans désir de performance, sans envie d’être quelqu’un d’autre, quelqu’un de mieux…car ce genre d’amour nous révèle notre valeur et nous convainc que nous aussi, nous sommes quelqu’un de bien. Nul besoin de vouloir tricher et faire semblant. L’autre nous aime tel que nous sommes au fond… C’est un amour qui libère, comme chaque vrai amour.

Cet amour, les hommes sont rarement capables de le ressentir. Cet amour, un chien le ressent peut-être à chaque fois qu’il s’attache à quelqu’un. Le chien ne nous aime pas parce que nous sommes beaux, riches, blancs, cadres supérieurs etc mais pour la façon dont nous nous comportons, c’est à dire pour notre moi profond. Un chien est capable de dépasser les barrières des apparences pour ne voir que ce qui compte : l’amour qu’il reçoit, et non pas qui le lui offre. Un chien sera trompé, battu, déçu…mais il aimera toujours, souvent prêt à donner sa vie pour la personne qu’il aime.

Certains, convaincus de la supériorité et la vérité de l’intellect, diront que les chiens ne pensent pas et qu’ils ne nous aiment que parce que nous leur donnons de la nourriture et un toit. Et qu’un chien pourrait tout aussi bien aimer Hitler que Gandhi, pour lui, à part la moustache, il n’y aurait aucune différence entre les deux. Vrai, un chien pourrait aimer Hitler. Et il pourrait aussi aimer Gandhi. Preuve, encore une fois, non pas que le chien s’attache à n’importe qui, mais qu’il sait apprécier quand il reçoit quelque chose. De plus, cet argument est sans fondement, car des hommes aussi ont aimé Hitler, ce qui ne prouve pas qu’ils étaient des chiens à ce moment là… Le fait est que nous ne savons pas pourquoi, au fond, nous, les hommes, nous nous attachons à d’autres hommes. Certes, le caractère, la beauté, le charme, l’honnêteté comptent, mais nous ne tombons pas amoureux de tous ceux qui ont ces qualités. Force est de constater que nous aussi, nous pouvons aimer des criminels comme des héros… Cela ne nous rend pas plus mauvais pour autant. Cela prouve seulement que nous n’aimons pas avec l’intellect. Comme les chiens, donc…

Il faut aussi reconnaître que nous préférons les personnes qui sont tendres, justes, solidaires, généreuses…les chiens aussi. La différence est que les chiens ne préfèrent que ces qualités-là, alors que nous, les êtres rationnels tellement prétentieux et imbus de nous-mêmes, nous sommes souvent à la recherche de la superficialité la plus criante (beauté physique, situation financière, célébrité…). A quoi nous sert alors notre “conscience” si, au lieu de nous éclairer l’essentiel, elle nous le masque ?

Cet animal qui aime comme peu de gens sont capables de le faire, est souvent abandonné et torturé, malgré tout son amour. Tel est le prix et la reconnaissance qu’il reçoit en retour de son amour inconditionnel…Comment punir de cette manière un être qui nous aime de tout son cœur et pour la vie ? Ne savons-nous pas reconnaître l’amour alors qu’il nous regarde dans les yeux ? Ne savons-nous pas être reconnaissants pour cet amour qui nous reconnaît comme dignes d’être aimés ?

En vérité, le chien se trompe, effectivement… Il se trompe car son amour n’est que rarement apprécié à sa juste valeur. Il se trompe car il aime ceux qui ne méritent pas un tel amour. Il se trompe car il aime ceux qui ne font souvent que profiter de ses sentiments et de son utilité… Pauvres chiens !

L’amour d’un chien est un exemple d’amour.

L’amour d’un animal est canonique.

Nous, les hommes, qui nous croyons si intelligents, prenons exemple…

Baltique – Renaud(chanson sur Deezer)

Comble de l’horreur

Saviez-vous qu’il existait des « critiques gastronomiques » ?
Au fond il n’y aurait pas vraiment de problème si cet « art », la gastronomie, n’était pas l’agonie d’autres êtres…
Comment peut-on vanter les mérites d’un métier ou d’un acte qui exigent la mort et la souffrance? Où sont la beauté et le raffinement dans la manipulation des cadavres ? Quel art morbide ! Quelle société malade!
Y a-t-il une espèce plus malade que celle qui érige en art le résultat des génocides perpétuels ?
Cette société va mal.


 

Abattoir humain

Certains prônent l’abattage « humain » des animaux.
Cela ne les gêne pas de tuer les animaux, tant que c’est fait avec douceur et respect.
Ils semblent ne pas voir la contradiction absolue entre les mots « tuer » d’un côté et « douceur » et « respect » de l’autre. Comment se permet-on de parler de respect quand on ôte la vie à un être innocent juste pour le plaisir du goût ? La notion de respect appliquée aux animaux a-t-elle perdu toute signification ? Si respecter c’est tuer, qu’est-ce qu’aimer alors ? Si respecter c’est tuer, qu’est-ce que l’irrespect ?
Ne vidons pas les mots de leur sens profond. Le respect dû à un être vivant sensible n’est pas le crime en douceur (si tant est que cela existe) mais  l’aide à l’existence heureuse.
On ne respecte pas un être qu’on tue sans nécessité et pour notre confort. On le méprise.
Cette notion de respect n’est utilisée dans ce cas que dans le but de déculpabiliser notre conscience et de continuer ainsi le génocide auquel nous participons.
Que l’homme ait du respect ou qu’il n’en ait pas, cela change-t-il quelque chose de fondamental à la situation de l’animal ? Absolument pas…L’animal ne distingue que celui qui le protège de celui qui le tue. Moi aussi d’ailleurs. C’est tout.

Soyons leur voix


Vivre enfermé et dans un monde où ceux qui t’oppriment ne comprennent pas (et surtout ne veulent pas comprendre) ton langage doit être une situation sans espoir…A moins que des porte-parole de bonne-foi ne parlent à ta place. Voilà le seul espoir qu’ont les animaux. Cet espoir c’est vous, toi, elle, lui, moi aussi…Nous sommes leur seul et unique espoir. Ne les laissons pas sombrer.