Protection mondiale des enfants prostitués

Une nouvelle association pour les enfants prostitués a été créée. Je vous copie ici sa présentation.

La Protection mondiale des enfants prostitués a été créée afin d’œuvrer pour une meilleure prise en compte du bien-être des enfants, à toutes les étapes de leur vie (vente, transport, prostitution, euthanasie).


L’association a pour but :
– de soutenir et encourager les initiatives des proxénètes, des organisations de proxénétisme et de la vente qui contribuent à améliorer le bien-être des enfants prostitués (signes officiels de professionnalisme, conditions de travail dignes…) ;
– de promouvoir la diffusion de l’état des connaissances en biologie et en physiologie des enfants prostitués selon leur nationalité, dans le cadre d’une approche documentaire et scientifique vérifiée, et notamment auprès du public scolaire ;
– de favoriser une meilleure connaissance des lois de protection de l’enfance auprès des professionnels et du grand public, et de veiller à la bonne application de la réglementation, en apportant notamment son concours et son expertise aux forces de l’ordre et aux différents services de l’Etat concernés ;
– d’œuvrer pour faire évoluer la réglementation française et européenne qui protège les enfants ;
– de favoriser les soins et l’hébergement aux enfants prostitués victimes de mauvais traitements ou d’actes de cruauté, en tant qu’intermédiaire ou dans ses propres structures d’accueil.

L’association agit à travers l’édition de documents, la réalisation de films, d’enquêtes de terrain, de campagnes d’information, l’organisation de conférences etc. Partenaire reconnu des pouvoirs publics et de la gendarmerie nationale, l’association apporte avis et conseil à tous ceux qui sont chargés de mettre en œuvre ou de faire appliquer la réglementation qui protège les enfants prostitués.


Développement :

1. La vente

Nous nous opposons aux enlèvements et au trafic illégal d’enfants prostitués. Chaque famille doit recevoir un prix convenable sur l’enfant vendu et avoir l’assurance que celui-ci sera traité au mieux.

2. Le transport

Les enfants doivent être transportés dans des conditions acceptables et respectueuses de leur bien-être. Chaque transporteur doit veiller à faire des pauses régulières pendant lesquelles les enfants pourront descendre du camion, s’aérer et se désaltérer.

3. Le travail

Nous affirmons que chaque enfant prostitué a droit à une vie digne et exempte de cruauté. Le proxénète est tenu de lui offrir un cadre de vie et de travail conforme à ses besoins, de s’assurer que l’enfant prostitué ne contracte aucune maladie pendant son travail ainsi que de veiller à ce que les clients respectent la dignité et l’intégrité de l’enfant prostitué.

Le temps de travail est limité à 50h par semaine.

4. Conditions de vie

L’enfant prostitué doit avoir une chambre individuelle d’au moins deux mètres carrés, avec fenêtre et la possibilité de sortir à l’air libre 1h par jour, en dehors de son temps de travail.

5. Euthanasie

Si, de manière inévitable, l’enfant prostitué contracte une maladie mortelle ou qui nécessite des dépenses médicales trop coûteuses, le proxénète est autorisé à faire euthanasier le malade mais uniquement par le biais d’un organisme agréé.

Vous êtes relativement choqués par la création d’une telle association ? Pourtant, quand il s’agit d’associations qui œuvrent pour le bien-être animal (welfarisme), peu de gens sont choqués, bien qu’au fond, l’idée soit la même : exploiter et tuer mais traiter « convenablement » les esclaves. De plus, certains militants de la cause animale n’hésitent pas à soutenir et militer avec ce genre d’associations. Vous, qui êtes contre la prostitution des enfants soutiendriez-vous la Protection mondiale des enfants prostitués comme vous soutenez les associations pour le bien-être animal ? Car, retenez bien, si vous ne la soutenez pas, les enfants seront traités encore pire, de même que les animaux seraient torturés si l’intervention des welfaristes n’était pas si « efficace ». Alors il semble raisonnable de militer pour que l’enfant qui se prostitue ne soit pas, en plus, battu et torturé, non ? Ceux qui demandent l’abolition totale et sans concessions de la prostitution des enfants sont trop idéalistes et trop extrémistes, ils n’arriveront à rien. Il vaut mieux réglementer cette prostitution, en tout cas, en attendant des jours meilleurs…

L’Ump et le racisme d’État

Prière de regarder ce lien avant de lire mon texte : Baromètre des dérapages racistes

Pourquoi des personnes « éduquées » et « civilisées » se livrent-elles à des discours aussi ridicules et caricaturaux ? Est-ce parce qu’elles ne savent penser ? Est-ce par manque d’informations ? Est-ce à cause des erreurs de jugement ? Ou bien est-ce dû à leurs passions et préjugés qui, leur obscurcissant la vue, les rendent aveugles devant l’évidente bassesse de leurs soi-disant pensées ? Certes, il y a un peu de tout cela. Faire l’ENA ne nous prive pas d’avoir des préjugés. Avoir un Bac+8 ne nous empêche pas de nous adonner à nos instincts les plus bas et les plus destructeurs. Être étiqueté « ministre », « député » ou « maire » ne nous prive pas d’avoir la raison obscurcie par nos intérêts personnels et égoïstes. Mais au-delà de ces erreurs, qui sont, somme toute, humaines et compréhensibles (quoique légèrement inexcusables quand elles sont le produit de personnes qui, normalement, sont au service du peuple, de tout le peuple), au delà de l’excuse « ce ne sont que des Hommes, avec leurs défauts et leurs qualités » (oui, oui, ils ont des qualités aussi), au delà de la pitié condescendante que nous pourrions ressentir à les entendre se ridiculiser sans même s’en rendre compte, au delà de tout cela, disais-je, il y a quelque chose de plus grave : ces personnes font cela de manière intentionnelle car leur attitude fait partie d’une stratégie plus globale à laquelle ils se soumettent gentiment comme des gentils suiveurs qu’ils sont. Quelle est cette stratégie ? C’est, dans un sens, celle que nous raconte la parabole des grenouilles ébouillantées. Prenez des grenouilles, mettez-les dans une grande casserole avec de l’eau tiède. Chauffez l’eau de manière très douce, pour arriver ensuite à ébouillanter ces pauvres êtres qui, les changements s’étant faits de façon presque imperceptible, n’y ont vu que du feu… Quel rapport avec nos « politiques » ? Un tel lance une phrase raciste et se repentit. Un tel autre fait de même, et se repentit. Et ainsi de suite, beaucoup propagent des idées racistes et la plupart s’en repentissent. Mais plus il y a de pensées racistes propagées, moins il y a de repentis car cette propagation devient normale, devient régulière, devient la règle et on ne s’excuse pas pour ce qui est fait couramment… Cette stratégie d’une perversité digne des politiques fonctionne très bien. Propager des idées racistes de tous les côtés contribue à rendre ces idées banales et communes… et par là-même à leur donner la force souhaitée. C’est la banalisation de ce qui devrait rester minoritaire, c’est la normalisation de ce qui devrait être anormal, c’est la diffusion de ce qui devrait demeurer interdit. On peut punir un politique qui « dérape », mais comment en punir quelques dizaines ou centaines ? 

En tout cas, ces idées mesquinement distillées réussissent à justifier le racisme et à y conforter ceux qui le propagent. Les maîtres disent « Attaquez » et les gentils esclaves répondent « A vos ordres ». Les politiques montrent les « ennemis » du peuple et le peuple montre aux politiques sa soumission en commençant la chasse aux nuisibles. Gentil peuple à la dignité inexistante, quand réussiras-tu à te faire tes propres idées sur le monde et à ne plus intégrer celles que t’imposent ceux que tu adules (puisque tu les suis) comme s’ils étaient des héros ? Quand comprendras-tu que les intérêts des politiques et les tiens ne sont pas les mêmes ? Quand verras-tu que tout ce qu’ils réussissent à faire c’est de te tourner contre tes semblables ? Quand réaliseras-tu que tous les gens du peuple ont comme ennemis communs ceux de la classe « dirigeante » ? Là sont tes vrais ennemis, habillés en de beaux costumes qui coûtent autant que ton salaire sur un an, affichant de beaux sourires pour mieux te séduire, te jetant quelques miettes de leurs gains qu’ils te doivent, feignant l’indignation contre des comportements « perturbateurs, anti-français, monstrueux, inacceptables, injustes, colonisateurs etc. »

Cher peuple docile, tant que tu ne sauras pas qui sont tes vrais ennemis, tu mériteras d’être guidé, que dis-je, commandé par eux. Et sur le passage de ta colère mal dirigée tu écraseras ceux qui étaient de ton camp, pendant que, dans leurs châteaux dorés, tes maîtres riront de ton ignorance…

Un éternel Treblinka

treblinka

 

– l’auteur fait un parallèle, certes osé mais non moins évident, entre le génocide perpétré par les nazis (et tous les génocides en général) et celui que subissent les animaux depuis si longtemps et encore plus à notre époque « civilisée ».
– il ne s’agit pas de mettre les hommes et les animaux sur le même plan (ni de faire des hiérarchies par contre) mais tout simplement de faire comprendre que tout génocide commence par la dégradation des victimes (langage violent et irrespectueux, sobriquets d’animaux, auto-conviction que les victimes ne méritent aucune considération car elles sont inférieures…); cette manière de faire est maintenant utilisée pour faire accepter plus facilement le génocide des animaux (ce ne sont « que » des animaux, de la même manière qu’on disait ce ne sont « que » des juifs, ou « que » des noirs etc)
– à bien regarder, les méthodes de traitement et l’idéologie mises en place concernant les animaux ressemblent à s’y méprendre aux idéologies racistes (nazie en particulier, car le nazisme est allé au bout de ses « idées »…) à deux différences près : 1. nous ne tuons pas les animaux parce que nous les détestons (bien que la raison de leur mort ne change rien pour eux) et 2. notre entreprise de crime organisé est sans fin puisque sans cesse des animaux sont créés pour être ensuite tués
– et si vous avez encore un doute, relisez la phrase de Hitler que j’ai copiée à la fin de l’article : quelle meilleure manière d’expliquer notre comportement envers les animaux ?

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« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent.  »  Milan Kundera

« Celui qui immole un bœuf est comme celui qui tuerait un homme. » Isaïe, 66.3

« Prenez parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais le torturé. » Elie Wiesel

« Un jour, nos petits-enfants nous demanderont : Où étais-tu pendant l’holocauste des animaux? Qu’as-tu fait contre ces crimes terrifiants? Nous ne pourrons pas leur offrir la même excuse une seconde fois – que nous ne savions pas. » Helmut Kaplan

« Au milieu de notre style de vie lié aux hautes technologies, l’ostentation et l’hédonisme, parmi les monuments les plus remarquables de l’histoire, de l’art, de la religion et du commerce, il y a les « boîtes noires ». Ce sont les laboratoires de recherche biomédicale, les fermes productivistes et les abattoirs – des complexes sans visage où la société mène son sale boulot d’abus et de meurtre sur des êtres innocents et sensibles. Ce sont nos Dachau, nos Buchenwald, nos Birkenau. Comme les bons bourgeois allemands, nous avons une idée assez précise de ce qui s’y passe, mais nous ne voulons pas vraiment être confrontés à la réalité. » Gail Eisnitz

De l’avis de Barbara Stagno, plus on s’engage dans la lutte pour les animaux, plus on s’éloigne du reste de la société. « Quand vous parcourez les allées d’un supermarché, vous ne voyez pas de la « nourriture », vous voyez le bout de la chaîne productiviste allant des fermes d’élevage aux abattoirs. Quand tout le monde s’attendrit devant un panier de chatons qu’un collègue a apportés au travail, vous voyez les millions de chats errants dans les rues, ou à qui on injecte du pentobarbital sodique mortel dans les refuges. » Elle explique que c’est comme si on disposait soudain d’une « vision aux rayons X ».

« Tous ces érudits , tous ces philosophes, les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu’un comme toi? Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les hommes sont des nazis; pour les animaux, c’est un éternel Treblinka. » I.B. Singer, The Letter Writer

« Je pense très profondément que les gens qui ont une sensibilité, qui réfléchissent aux choses, doivent en arriver à la conclusion qu’il est impossible d’être bon, d’être pacifique si on tue des animaux. Qu’on ne peut pas se dire épris de justice si on s’empare d’une créature plus faible que soi pour la torturer et la tuer. » I.B. Singer

« […] à moins que de croire au fascisme – c’est-à-dire que le pouvoir donne tous les droits – on n’a pas le droit de faire du mal aux autres. » Henri Spira

« Cet enfer rendaient dérisoires toutes ces inepties au sujet de l’humanisme. » I.B.Singer

« Celui qui ne possède pas le pouvoir perd le droit à la vie. » Hitler




L’enfer et le paradis

Un guerrier voulut un jour aller dans le monde pour comprendre ce qu’étaient le paradis et l’enfer. Après quelques semaines de recherches infructueuses, il voit un vieil homme en train de méditer sous un arbre. Le guerrier lui dit d’un ton peu aimable : « Vieil homme, apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais il reste sans réponse. Il réitère sa demande, d’un ton assez violent : « Eh ! vieux bouseux apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais toujours aucune réponse. A ce moment le guerrier est hors de lui, lève le sabre et crie : « Vieux salopard je vais te couper en deux !!! » et juste au moment de baisser le sabre pour tuer le vieux, celui-ci dit calmement: « C’est cela l’enfer. » Ces paroles figent le guerrier qui, peu de temps après, laisse le sabre tomber, se met à genoux, pleure et  implore de toutes ses forces le vieux de le pardonner. A quoi ce dernier répond : « Et cela, c’est le paradis. »

Maintenant, regardez attentivement  la première vidéo et de 2min40 jusqu’à 3min08 pour la deuxième.